De colorés ateliers de céramique referment la Piazza Guglielmo II aux côtés du flanc linéaire de Chiesa degli Agonizzanti (l’Église des Agonisants). Datable du XVIe siècle grâce à d'importantes restaurations, l'édifice témoigne du passage du temps, conservant des fragments des murs normands ainsi qu'une inscription décolorée datant de l'époque fasciste.
Jusqu'au début du XVe siècle, la Confrérie du Saint-Sacrement possédait une ancienne chapelle à l'intérieur du clocher de la cathédrale, qui fut abandonnée par la suite. L'augmentation du nombre de frères, ainsi que la nécessité de soigner les malades ou de collecter des aumônes, ont conduit à la construction de cette nouvelle église sur une partie du système défensif normand. Dotée d'une nef unique, elle présente une entrée positionnée de manière inhabituelle, signe d'un remaniement ultérieur. Ce choix semble avoir été influencé par la présence de la voie processionnelle construite en 1583 par l'archevêque Ludovico I Torres. L'intérieur se distingue par une décoration architecturale et sculpturale de figures allégoriques en stuc attribuées à Procopio Serpotta. Récemment, l'église a été confiée à l'Ordre Sacré et Militaire Constantinien de Saint-Georges.
Le court escalier adjacent à l'église correspondait à l'origine à une porte dans les remparts, située presque dans l'axe de l'entrée de la cathédrale, qui permettait à ceux venant de l'extérieur d'accéder à la zone de l'abbaye. Une rue ancienne pavée de marbre et de galets de rivière, la Via Torres, suit une partie du tracé de l'ancienne muraille normande où s'élevaient autrefois les tours. Ces dernières ne sont plus visibles aujourd'hui, car les espaces intermédiaires ont été remplacés par de nouvelles structures et des ateliers donnant sur l'hôtel de ville. Un petit bassin circulaire en pierre, appuyé contre le mur et soutenu par une colonne, rappelle que le quartier était autrefois riche en eau et en fontaines publiques.